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Une personne vivant avec un trouble neurocognitif peut-elle encore cuisiner? Signes, discussions et solutions intermédiaires
Une personne vivant avec un trouble neurocognitif peut-elle encore cuisiner? Signes, discussions et solutions intermédiaires
Bien des proches aidants vivent un moment, dans la cuisine, où ils se sentent tiraillés. Vous voulez que votre proche soit en sécurité. Vous savez aussi à quel point cuisiner compte pour lui : les recettes de famille, les soupers du dimanche, le simple plaisir de se faire un café le matin.
Cette tension est normale, et elle ne doit pas forcément se terminer par un oui ou un non. Entre « rien ne change » et « on arrête de cuisiner », il existe bien des solutions intermédiaires.
Ce guide présente les signes qu'il est peut-être temps d'adapter les choses, des façons d'en parler avec respect et des idées pour garder votre proche impliqué dans la cuisine, d'une manière qui lui convient.
Les signes qu'il est peut-être temps d'adapter
Une personne vivant avec un trouble neurocognitif peut parfois oublier d'éteindre la cuisinière (1). D'autres changements sont plus discrets. Voici quelques signes à remarquer :
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Des chaudrons brûlés ou des marques de brûlure près de la cuisinière
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Des aliments souvent brûlés, pas assez cuits ou oubliés
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Un avertisseur de fumée qui sonne plus souvent qu'avant
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Des ronds ou le four laissés allumés après un repas
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De la difficulté à suivre une recette familière, ou des étapes oubliées
Remarquer l'un de ces signes ne veut pas dire qu'il faut arrêter de cuisiner. C'est une information utile qui vous indique où un peu plus de soutien pourrait aider. Si vous n'habitez pas ensemble, ces signes sont souvent les premiers indices d'un changement : prenez le temps de jeter un coup d'œil discret à la cuisine lors de vos visites.
Des changements à petits pas
La plupart des familles n'ont pas à choisir entre ne rien faire et retirer la cuisinière. Voici quelques solutions intermédiaires, de la plus légère à la plus protectrice :
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Des routines simples. Identifiez avec une étiquette le rond le plus utilisé, et envisagez de désactiver ceux qui ne servent pas (2). Utiliser une minuterie chaque fois que la cuisinière est allumée est aussi une habitude recommandée (3).
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Cuisiner ensemble. Partagez le repas en laissant votre proche mener les étapes qu'il préfère.
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Un rappel. Smarturns remplace les boutons de la cuisinière et fait sonner une alarme quand un rond est allumé et que personne ne s'est approché depuis un certain temps. La famille peut aussi recevoir une alerte par l'application ou par texto. Il n'éteint pas la cuisinière : il convient donc aux personnes qui peuvent encore réagir à un rappel.
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Un filet de sécurité. FireAvert est conçu pour les cuisinières électriques. Il coupe le courant de la cuisinière de 20 à 60 secondes après le déclenchement de l'avertisseur de fumée.
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Limiter l'usage de la cuisinière. Quand utiliser la cuisinière seul n'est plus sécuritaire, retirer les boutons ou utiliser des couvre-boutons sont des options courantes (4).
Pour voir chaque option plus en détail, consultez notre [insérer le lien vers « Continuer à cuisiner en toute sécurité : guide pour proches aidants sur la cuisine et les troubles neurocognitifs »].
Comment en parler
La conversation peut sembler plus difficile que tous les changements pratiques. Quelques approches peuvent aider.
Partir de ce que votre proche veut continuer à faire
Commencez par ce qui compte pour votre proche, et non par ce qui vous inquiète. Demandez-lui quels plats il aime préparer, ou quelles étapes il préfère. Cherchez ensuite des façons de préserver ces moments. « Assurons-nous que tu puisses continuer à faire ta soupe » ne sonne pas du tout comme « Tu ne peux plus utiliser la cuisinière ».
En faire un plan commun, pas une règle
Impliquez votre proche dans le choix des changements quand c'est possible. Proposez deux ou trois options et laissez-le choisir. Présentez les nouveaux outils ou routines comme quelque chose pour toute la maisonnée, et non comme un jugement sur ses capacités. De petits changements graduels sont généralement plus faciles à accepter qu'un seul grand changement.
Faire appel à une voix neutre
Un conseil est parfois plus facile à entendre de quelqu'un à l'extérieur de la famille. Il est recommandé de consulter un ergothérapeute pour évaluer la cuisine (1), et une visite à domicile lui permet de voir comment votre proche cuisine vraiment. Le médecin de votre proche peut aussi faire partie de la conversation. Si plusieurs problèmes de santé font partie du portrait, notre guide sur les conditions de santé multiples peut vous aider à vous coordonner avec l'équipe soignante.
Garder un rôle significatif dans la cuisine
S'éloigner de la cuisinière ne veut pas dire quitter la cuisine. Il est encouragé de continuer à impliquer votre proche dans les repas (1), et il existe bien des façons de le faire sans chaleur :
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Laver les fruits et les légumes
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Déchirer la laitue ou équeuter les haricots
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Mélanger une pâte ou une salade
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Mesurer les ingrédients secs
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Mettre la table ou plier les serviettes
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Choisir le menu ou partager une recette de famille pendant que vous cuisinez
Ces activités de cuisine fonctionnent mieux quand elles rejoignent ce que la personne connaît et aime déjà. Quelqu'un qui a toujours aimé faire des gâteaux pourrait adorer décorer des biscuits. Une personne qui recevait souvent pourrait aimer dresser une belle table. Le but est de lui offrir un vrai rôle, pas une tâche inventée pour l'occuper.
Les personnes vivant avec un trouble neurocognitif ont souvent leurs propres idées sur ce qui les aide à continuer de cuisiner (2). Demandez à votre proche ce qu'il aimerait continuer à faire, et laissez sa réponse guider le plan.
Prendre soin de vous pendant cette décision
Ce genre de décision peut être lourd à porter, surtout quand votre proche n'est pas d'accord avec chaque changement. Quoi que vous décidiez, vous le faites par bienveillance, avec l'information que vous avez aujourd'hui. Vous pouvez revoir le plan à mesure que les choses changent, et vous pouvez vous appuyer sur d'autres. Partager la décision avec la famille, l'équipe soignante de votre proche ou un groupe de soutien pour proches aidants peut l'alléger.
Questions fréquentes
Quand une personne vivant avec un trouble neurocognitif devrait-elle arrêter de cuisiner?
Il n'y a pas de moment unique qui s'applique à tout le monde. Des ronds laissés allumés, des chaudrons brûlés ou un avertisseur de fumée qui sonne plus souvent indiquent qu'il est temps d'ajouter du soutien. Bien des personnes peuvent continuer à cuisiner pendant un certain temps grâce à des routines, des rappels et l'aide de leurs proches. Quand utiliser la cuisinière seul n'est plus sécuritaire, votre proche peut souvent rester impliqué dans des tâches sans chaleur. Un ergothérapeute peut vous aider à décider.
Comment parler de sécurité dans la cuisine à mon parent sans le contrarier?
Partez de ce qu'il veut continuer à faire, offrez des choix et faites les changements graduellement. Présentez-les comme quelque chose pour toute la maisonnée. Si la conversation est difficile, un médecin ou un ergothérapeute peut être une voix neutre utile.
Quelles tâches de cuisine sont sécuritaires pour une personne vivant avec un trouble neurocognitif?
Les tâches sans chaleur sont un bon point de départ : laver les légumes, mélanger, mesurer, mettre la table ou choisir le menu. Les meilleures tâches sont celles qui rejoignent ce que votre proche connaît et aime déjà.
Qui peut évaluer la sécurité de la cuisine à domicile?
Il est souvent recommandé de faire appel à un ergothérapeute pour évaluer la sécurité de la cuisine (1). Parlez au médecin de votre proche ou aux services de santé et communautaires de votre région pour organiser une visite à domicile.
Trouver le bon équilibre
Il y a rarement une réponse parfaite, et c'est correct. Le bon plan est celui qui garde votre proche en sécurité tout en préservant ce qui compte pour lui, et il peut changer à mesure que ses besoins évoluent. Si votre famille en est au début de son parcours, notre article sur les 10 actions à prendre après un diagnostic peut vous aider à planifier la suite.
Sources
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Société Alzheimer du Canada, Les repas
-
National Council of Dementia Minds, Cooking with Dementia (en anglais)
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Gouvernement du Québec, Prévenir les risques d'incendie lorsque vous cuisinez
-
Caregiver Action Network, Kitchen Safety and Alzheimer's Disease (en anglais)
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